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A C T U A L I T É S   N A T I O N A L E S

ÉLECTIONS MUNICIPALES 20026 • Article #5

La parité est encore loin...

 

Les femmes obtiennent le droit de vote en avril 1944 (1848 pour les hommes)

Les femmes voteront pour la première fois aux élections municipales le 29 avril 1945,

Il faut attendre la Loi sur la parité voulue par le Gouvernement de Lionel Jospin pour que les Assemblées se féminisent.  

La loi est finalement adoptée et promulguée le 6 juin 2000. Elle consacre le principe "d'égal accès des femmes et des hommes" aux mandats électoraux et oblige les partis politiques à inscrire autant de femmes que d'hommes sur les listes électorales (municipales pour les communes de plus de 3 500 habitants, régionales, européennes et sénatoriales). Cette loi, sera complétée par la loi du 31 janvier 2007 et du 17 mai 2013, avec des effets significatifs dans les communes de plus de 3 500 habitants.

Lionel JOSPIN : « Je dis, pour moi, la parité, c’est 50/50 ».

 

Au lendemain des élections municipales, les effets de la réforme électorale de 2025 sur la parité se mesurent pour la première fois dans les communes de moins de 1 000 âmes. Ces territoires – qui représentent près de 70 % des communes françaises et 8,7 millions d’habitants – ont élu cette année leurs conseillers municipaux selon un scrutin de liste paritaire, imposant une alternance stricte entre femmes et hommes.

 

La féminisation des conseils municipaux a nettement progressé : les femmes y occupent désormais 51,8 % des sièges, contre 37,6 % en 2020.

En 2022, 89 % des communes de moins de 500 habitants étaient dirigées par des hommes. Dans les villes de plus de 30 000 habitants, seules 12 femmes étaient maires.

 

En 2020, 21,1 % des maires élus étaient des femmes. En 2026, nous en sommes à 22,6 %, une progression modeste de 1,5 point. Le politologue Martial Foucaud le confirmait à Ouest-France au lendemain du premier tour : « Si rien ne se passe, il faudra attendre douze élections municipales, soit soixante-dix années, avant de compter autant de femmes que d’hommes parmi les maires. »

 

Enfin, aucune disposition n'impose que le maire et son premier adjoint soient de sexe différent. Dès lors, si le maire est un homme, le premier adjoint peut également être un homme et inversement. JO Sénat du 15/05/2025.

 

Un moyen pour certaines communes de détourner l’alternance femme-homme et de maintenir la place de hommes en tête de l’exécutif et le cas échéant, si le maire démissionne ou s’occupe à d’autres fonctions, de positionner le 1er adjoint en position de maire sans passer par les urnes. 

EXPOSITION MIRABAL • UN ÉVÈNEMENT DU 21 NOV AU 10 DEC 2024 • Article #4

Je reprendrai volontiers pour les faire mien, les propos de Judith Godrèche au Festival de Cannes cette année 

 

« Je parle, je parle mais je ne vous entends pas !

Où êtes-vous ? Que dites-vous ? »

L’exposition MIRABAL que nous allons présenter à Bordeaux en cette fin d’année, est la réponse exacte à cette question ! 50 portraits de personnalités, photographiées par Clarke Drahce, grand format, noir et blanc avec un QR code qui renvoie le visteur-euse vers une vidéo d’engagement personnel. 

Les hommes que nous avons invité à participer à ce projet l’ont été sur une double question simple : Etes-vous contre les violences faites aux femmes et aux filles et êtes-vous pour l’Egalité entre les femmes et les hommes ? A des réponses positives à ces 2 questions, la discussion pouvait s’enclencher, la prise de rendez-vous se planifier et la vidéo de conviction se tourner. 

Ce sont des hommes à qui MIRABAL propose de s’exprimer au grand jour alors qu’ils se demandent s’ils sont légitimes de le faire. Certains organismes de femmes nous rétorquent : Quoi, donner la parole aux hommes ? Mais ils l’ont déjà. On n’entend qu’eux dans la société ! 

C’est vrai et faux. Sur les sujets des violences, viols, discriminations, droits concernant les femmes peu ou pas de prises de parole. 

L’exposition MIRABAL les pousse en avant et leur demande de s’exprimer. Pour certains, de sortir du déni. Pour d’autres, de se positionner. Pour d’autres encore de regarder en face les autres hommes et d’oser affirmer que ce qu’ils veulent c’est un monde juste, égalitaire et respectueux. 

Ce qui veut dire que nous devons remettre en cause le patriarcat et ses injonctions sexuées, l’image des hommes et des femmes dans notre société et ses médias ; les relations femme-hommes à travers le langage de l’art visuel, musique, et autres. 

L’exposition MIRABAL par son sujet, sa façon de la traiter et le lieu dans laquelle elle se déroule à Bordeaux est L’EVENEMENT DE CETTE FIN D’ANNEE ! 

Cette exposition doit grossir durant ces 3 semaines. Pour ce faire, nous installons un studio photo simplifié dans les locaux de l’Université, tenu par une étudiante spécialiste en photos portraits. Ainsi, nous inviterons les étudiants à jouer le jeu du portrait et de la phrase de conviction et à s’exposer dans l’enceinte de l’Université.  

Le Programme : 25 novembre Journée animée par les étudiant-e-s de l’EPSAB sur les Violences conjugales ; 10 décembre : Tables rondes et conférences sur les Droits de l’Homme. Et tout au long de l’exposition des rencontres et ateliers ont lieu sur les thèmes de l’expo. Consulter notre site. 

 

Christine Burtin-Lauthe

ACTUALITÉS NATIONALES • Article #3

FEMMES ET RURALITÉS :  en finir avec les zones blanches de l'égalité

 

En finir avec les zones blanches de l'égalité – Le rapport

Nous vous l’annoncions précédemment. Le Rapport d’information du Sénat sur la situation des femmes dans les territoires ruraux est paru. 229 pages, des annexes, une synthèse mais surtout un gros travail de consultations, de commissions et pour finir, 70 recommandations dans 8 thématiques qui pourraient tout changer si elles étaient mises en œuvre. Ce qu’il faudrait : un peu de moyens mais surtout une volonté concertée pour répondre aux besoins de 11 millions de femmes. 

 

Agenda rural du gouvernement : où sont les femmes ?

Ce fut le point de départ du présent rapport de la délégation aux droits des femmes. En effet, la délégation a constaté qu'aucune des 181 mesures de l'Agenda rural du Gouvernement, adopté à l'automne 2019, et qui constitue aujourd'hui le socle de la politique gouvernementale en faveur des territoires ruraux, ne mentionne l'égalité femmes-hommes ni aucune problématique spécifique aux femmes. 

 

Un tour de France des réalisations

Pendant dix mois, la délégation s'est intéressée à la situation des 11 millions de femmes vivant dans les territoires ruraux, soit une femme du pays sur trois. Elle s'est penchée sur les difficultés et obstacles qu'elles rencontrent, à tous les âges et dans tous les aspects de leur vie, mais aussi sur les solutions innovantes, initiatives et réseaux de solidarité qui émergent au niveau local. À cette fin, elle a mené une trentaine d'heures d'auditions et tables rondes réunissant tous les acteurs de la ruralité et a organisé une consultation en ligne des élues locales issues des territoires ruraux, qui a permis de recueillir plus d'un millier de témoignages. Les huit co-rapporteurs, qui représentent ensemble une belle diversité de territoires, ont également mené des démarches dans leur département respectif. Sans prétendre à l'exhaustivité, le présent rapport brosse un large tour d'horizon de la situation des femmes dans les territoires ruraux, à travers le prisme de huit grandes thématiques :

- La mobilité au cœur de l'articulation des temps de vie des femmes ;

- La jeunesse et l'orientation scolaire et universitaire ;

- L'insertion professionnelle et l'accès à l'emploi ;

- L'entrepreneuriat au féminin ;

- Le métier d'agricultrice ;

- La santé et l'accès aux soins ;

- La lutte contre les violences conjugales ;

- L’engagement politique.

La délégation formule 70 recommandations (à retrouver dans le rapport) visant à articuler égalité femmes-hommes et égalité territoriale.

 

11 millions de femmes

L'Insee a récemment fait évoluer sa définition des territoires ruraux, en la fondant non plus sur un nombre d'habitants mais sur la densité de population. Les territoires ruraux sont désormais entendus comme les « espaces peu denses et très peu denses » de la grille communale de densité. Ils regroupent ainsi 88 % des communes et 33 % de la population française.

 

Sur la base de la nouvelle définition de l'Insee, on estime à environ 11 millions le nombre de femmes vivant dans les territoires ruraux. Selon l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), les femmes rurales représentent ainsi 32% des femmes du pays, 51% de la population des territoires ruraux et 17% de la population nationale. Elles sont plutôt plus âgées que les femmes des territoires urbains : les femmes de 40 à 80 ans sont plus nombreuses dans les zones rurales, tandis que les femmes de 18 à 24 ans y sont sous représentées. 

 

 

Le rapport

https://www.senat.fr/rap/r21-060-1/r21-060-11.pdf

Rapport d'information de MM. Jean-Michel ARNAUD, Bruno BELIN, Mme Nadège HAVET, M. Pierre MÉDEVIELLE, Mmes Marie-Pierre MONIER, Guylène PANTEL, Raymonde PONCET MONGE et Marie-Claude VARAILLAS, fait au nom de la délégation aux droits des femmes n° 60 tome I (2021-2022) - 14 octobre 2021 

 

La syntèse

https://www.senat.fr/rap/r21-060-1/r21-060-1-syn.pdf

ACTUALITÉS NATIONALES • Article #2

 

 

Le sexisme, on ne sait pas toujours comment ça commence, mais on sait comment ça se termine…

 

Les femmes sont toujours aussi nombreuses à déclarer avoir déjà personnellement vécu des situations sexistes : 80 % d’entre elles ont déjà eu l’impression d’avoir été moins bien traitées en raison de leur sexe, un score qui ne s’élève qu’à 37 % pour les hommes.

 

UNE PETITE DIFFÉRENCE ET DE GRANDES CONSÉQUENCES

 

Le sexisme conduit les femmes à des renoncements quotidiens. 9 femmes interrogées sur 10 affirment anticiper les actes et les propos sexistes des hommes et adoptent des conduites d’évitement pour ne pas les subir. Ainsi elles renoncent à sortir et faire des activités seules (55 %), à s’habiller comme elles le souhaitent (52 %), veillent à ne pas parler trop fort ou hausser le ton (41 %), ou encore censurent leur propos par crainte de la réaction des hommes (40 %). Près d’une femme sur 5 (18 %) a des difficultés à prendre la parole au sein d’un groupe. 8 femmes sur 10 ont peur de rentrer seules chez elles le soir. Ces contraintes constituent comme une seconde « charge mentale » pour les femmes alors qu’elles doivent déjà subir celle, « classique », de l’addition des tâches professionnelles, familiales et ménagères.

 

Cela induit une perte de confiance en soi des femmes et entraîne des conséquences concrètes sur leur vie quotidienne et leur parcours professionnel : par exemple, 35 % des actives n’ont pas osé demander une promotion ou une augmentation, et cette proportion atteint 44 %, soit presqu’une femme sur 2 pour les CSP moins. Les situations sexistes au quotidien peuvent donc fonctionner comme des trappes à bas salaire et expliquer pour partie la persistance d’inégalités salariales sur le marché du travail. 

 

Nouvel enseignement de l’étude : 15 % des femmes ont déjà redouté voire renoncé à s’orienter dans les filières / métiers scientifiques ou toute autre filière / métier majoritairement composé d’hommes, surtout par crainte de ne pas y trouver leur place ou de s’y sentir mal à l’aise, mais aussi par peur du harcèlement sexuel pour 18 % d’entre elles. Un taux qui s’élève à 22 % pour les 25-34 ans. 

 

EN BREF

 

Alors que les inégalités entre les femmes et les hommes sont très majoritairement reconnues par l’opinion et dans tous les secteurs, cela ne semble pas avoir d’effet concret ou immédiat sur l’évolution de la situation réelle des femmes. En effet, la restitution du vécu du sexisme par les femmes est particulièrement alarmante, car les violences sexistes et sexuelles sont systémiques et aggravées, ce que les chiffres des études officielles corroborent.

 

Ce décalage entre conscience et actes explique qu’une très importante majorité des femmes intègre des stratégies de contournement ou d’anticipation des manifestations sexistes, dès le plus jeune âge et tout au long de la vie.

 Le sexisme

une réalité vécue par les femmes

Une enquête du Haut Conseil à l’Egalité qui remet les pendules à l’heure. 

 

ACTUALITÉS NATIONALES • Article #1

DEPUIS LE SÉNAT...

 

Dominique Vérien est sénatrice de l’Yonne depuis 2017. Elue maire de Saint Sauveur-en-Puisaye puis Conseillère Régionale de Bourgogne-Franche-Comté, elle est actuellement vice-présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les femmes et les hommes du Sénat.

 

Membre de la Commission permanente des Lois constitutionnelles, de législation, suffrage universel, Règlement et d’administration générale, elle est chargée de mission temporaire pour apporter une réponse judiciaire aux victimes de violences intrafamiliales. 

 

AVANCEMENT DU PROJET

 

Comment apporter une réponse judiciaire aux victimes ? Par Dominique Verien, propos receuillit par Julien Pépinot, L'Yonne Républicaine • Groupe Centre France • 2022.

 


 

ARCHIVES ACTUALITÉS NATIONALES

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SÉNAT : table ronde sur la lutte contre les violences faites aux femmes dans les territoires ruraux : enjeux et spécificités (rapport février 2021).

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